Les passagères est née d’un constat : l’écriture académique, censée libérer la pensée et contribuer au changement social, est trop souvent source de stress et d’isolement. La concurrence universitaire, la pression à publier, le manque de temps et de moyens — entre autres — conduisent chaque année des chercheur⸱ses à renoncer à leurs projets d’écriture1. Pour y répondre, Les passagères propose de repenser les liens sociaux qui nourrissent l’écriture académique et explore d’autres manières d’écrire les sciences humaines et sociales. Dans un cadre bienveillant, les groupes d’écriture, ateliers et résidences offrent des espaces de rédaction, d’échanges, de soutien et de créativité. Dans cet espace commun de l’écriture, Les passagères invite à expérimenter de nouvelles circulations d’idées et à cultiver la passion pour la recherche.
Tatiana Fauconnet chercheuse indépendante, docteure en sciences politiques et créatrice des passagères
Voir à ce propos : Adèle B. Combes, Comment l’université broie les jeunes chercheurs. Précarité, harcèlement, loi du silence, Éditions Autrement, 2022 ; Tiphaine Rivière, Carnets de thèse, Seuil, 2015. ↩︎